👉 On écrit toujours « tu as » avec un s : la forme « tu a » n’existe pas en français.
Orthographe Plus
Publié le 3 février 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
Améliorez votre orthographe avec Orthographe Plus
Tu as ou tu a ? À l’écrit, l’hésitation entre tu as et tu a est très fréquente. À l’oral, les deux formes se prononcent de la même manière, ce qui rend l’erreur presque invisible et explique pourquoi elle revient si souvent.
Cette confusion vient du fait que le verbe avoir change de forme selon la personne, mais que certaines terminaisons se ressemblent beaucoup à l’oreille. Résultat : on peut être tenté d’écrire une forme qui existe… mais pas avec ce pronom-là.
C’est en identifiant le sujet de la phrase et en comprenant comment le verbe se conjugue que la bonne orthographe devient évidente et surtout logique.
👉 La règle complète et les exemples sont expliqués plus bas.
Ne faites plus de fautes !
Notre application aide des centaines de personnes à se réconcilier avec l'orthographe ; pourquoi pas vous ?
👉 On écrit toujours « tu as » avec un s : la forme « tu a » n’existe pas en français.
Table of Contents
ToggleTu as ou tu a ? L’hésitation entre « tu as » et « tu a » est très fréquente, parce qu’à l’oral les deux se prononcent de la même manière. Pourtant, à l’écrit, une seule forme est correcte dans la grande majorité des cas : « tu as ». Pour comprendre pourquoi, il faut simplement identifier le verbe et le sujet de la phrase.
Dans « tu as », il s’agit du verbe avoir, conjugué au présent de l’indicatif à la 2ᵉ personne du singulier. La conjugaison du verbe avoir au présent est : j’ai, tu as, il/elle/on a, nous avons, vous avez, ils/elles ont. On voit donc que la forme qui correspond à “tu” est toujours “as”, avec un s. C’est exactement comme on écrit tu es (verbe être) ou tu fais (verbe faire) : la terminaison change selon la personne, et avec “tu”, on n’écrit pas “a”.
La forme « a » existe bien, mais elle correspond à une autre personne : il/elle/on a. On écrit donc il a, elle a, on a, mais jamais tu a. Autrement dit, « tu a » n’est pas une forme verbale correcte : c’est un mélange entre le pronom tu et une conjugaison qui appartient à il/elle/on.
Il existe toutefois une situation où l’on peut rencontrer “tu a”, mais ce n’est pas le verbe avoir : c’est quand “a” est un nom, par exemple dans une phrase qui parle de la lettre a : « Tu as écrit un “a” majuscule » ou « Tu as oublié le a ». Dans ce cas, “a” n’est pas un verbe, c’est la lettre. Mais dans une phrase normale du quotidien, lorsqu’on veut dire “posséder” ou “avoir quelque chose”, la règle est simple : on écrit toujours “tu as”.
Pour vérifier rapidement, tu peux utiliser une astuce : remplace tu par je. Si tu dis je ai (ça ne marche pas), c’est que tu as mal conjugué ; la bonne forme est j’ai, donc avec tu ce sera forcément tu as. En résumé, dès que a est le verbe avoir, il ne peut pas s’écrire après tu : avec “tu”, on écrit toujours “tu as”.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Tu a raison de penser cela.
Tu as déjà terminé ton travail.
Tu a oublié ton sac à la maison.
Tu as beaucoup de chance.
Tu a peur de te tromper.
Tu as écrit un a minuscule.
Tu a fini trop tard hier soir.
Tu as bien compris la consigne.
Tu a encore du temps devant toi.
Tu as un rendez-vous demain.
❌ Faux
👉 Avec tu, le verbe avoir s’écrit as.
✅ Vrai
👉 Forme correcte du verbe avoir avec tu.
❌ Faux
👉 Tu a n’existe pas : on écrit tu as.
✅ Vrai
👉 Conjugaison correcte.
❌ Faux
👉 A correspond à il/elle/on, pas à tu.
✅ Vrai
👉 Ici, a est un nom (la lettre), pas un verbe.
❌ Faux
👉 Erreur de conjugaison : tu as fini.
✅ Vrai
👉 Forme correcte.
❌ Faux
👉 On écrit tu as, jamais tu a.
✅ Vrai
👉 Verbe avoir correctement conjugué.
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « Bien vu ou bien vue ». Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe voir.
L'écrit est votre meilleur atout.
Fonctionne avec vos outils favoris.
Tu as ou tu a ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
Il faut que je te ramène bien loin en arrière, et, comme cela se pratique pour les jouvenceaux légers et tardifs, que je fasse souvent remonter le fil de mon discours aux premiers éléments. Je te croyais un esprit plus avancé, et je ne supposais pas que tu eusses encore besoin de leçons si enfantines. Ah ! si tu avais gardé la mémoire de ces maximes vraies et salutaires des philosophes que tu as relues souvent avec moi ; si, permets-moi de te le dire, tu avais travaillé pour toi et non pour les autres ; si tu avais rapporté la lecture de tant de volumes à la règle de ta vie, et non aux frivoles applaudissements du public et à la vanité, tu ne débiterais pas de telles sottises et de telles absurdités.
Fulbert saisit sa tête de sainte en extase à deux mains et la souleva jusqu’à sa bouche ; telle une coupe remplie de larmes qu’il aurait voulu boire avant qu’elle débordât.
— Est-ce que tu as beaucoup souffert, dis ? Elle baissa ses yeux, faisant luire ses cils.
— Non. Ne t’inquiète pas. Les médecins ont déclaré que j’avais saigné tout ce qu’il fallait de sang pour pouvoir me guérir, mais que ce serait long. J’ai eu chaud. J’ai eu froid. J’ai eu la fièvre et j’ai battu la campagne.