Orthographe Plus
Publié le 16 mars 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Suite à ou à la suite de ? Ces deux expressions se ressemblent beaucoup, mais leur usage n’est pas toujours le même.
👉 « à la suite de » est la forme traditionnellement recommandée pour exprimer une relation de cause ou de conséquence.
👉 « suite à » est aujourd’hui très utilisé, notamment dans la langue administrative ou professionnelle.
Autrement dit :
forme traditionnelle → à la suite de
forme courante (souvent administrative) → suite à
Exemples :
Le match a été annulé à la suite de la pluie.
La réunion est reportée suite à un imprévu.
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👉 À la suite de est la forme traditionnelle et recommandée.
👉 Suite à est aujourd’hui très répandu dans l’usage, surtout dans les textes administratifs.
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ToggleSuite à ou à la suite de ? Les expressions « suite à » et « à la suite de » sont souvent confondues, car elles servent toutes deux à introduire une relation entre deux événements. Pourtant, leur usage n’a pas toujours été considéré de la même manière dans la langue française.
Traditionnellement, les grammairiens recommandent l’expression « à la suite de », qui signifie « après », « en conséquence de » ou « à cause de ». Cette locution est considérée comme plus complète et plus conforme à la construction classique du français. Par exemple : Le projet a été modifié à la suite de la réunion, ou encore La route a été fermée à la suite de l’accident. Dans ces phrases, l’expression indique clairement qu’un événement est la conséquence directe d’un autre.
L’expression « suite à », quant à elle, est plus récente dans son emploi comme locution prépositive. À l’origine, le mot « suite » est un nom, qui signifie « ce qui vient après » ou « l’enchaînement des choses ». Pendant longtemps, les grammairiens considéraient que l’emploi de « suite à » pour introduire une cause était incorrect ou maladroit. On recommandait alors d’utiliser « à la suite de », jugé plus précis et plus conforme à la tradition grammaticale.
Cependant, l’usage de « suite à » s’est largement répandu au fil du temps, notamment dans la langue administrative, professionnelle et journalistique. Aujourd’hui, cette expression apparaît fréquemment dans les courriels, les documents officiels ou les communications professionnelles : Suite à votre demande, Suite à notre conversation, Suite à un problème technique. Bien que certains linguistes continuent de privilégier « à la suite de », l’expression « suite à » est désormais admise dans l’usage courant.
Il existe néanmoins une nuance stylistique entre les deux formes. « À la suite de » est généralement perçu comme plus élégant et plus précis, notamment dans les textes formels ou littéraires. « Suite à », en revanche, est souvent associé à un style plus administratif ou professionnel.
En résumé, les deux expressions peuvent être utilisées pour introduire une relation de cause ou de conséquence. Toutefois, « à la suite de » reste la forme traditionnellement recommandée, tandis que « suite à » est devenu très courant dans la langue contemporaine.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Pallier ou pallier à ? Correction :
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « pallier ou pallier à » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe changer.
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Suite à ou à la suite de ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
Les responsables tentaient de pallier les problèmes qui apparaissaient dans l’organisation du travail. Ils multipliaient les décisions, modifiaient les horaires et essayaient de trouver des solutions capables d’apaiser les tensions. Pourtant, malgré ces efforts répétés pour pallier les difficultés les plus urgentes, les ouvriers continuaient de ressentir le poids de conditions de travail éprouvantes. Chaque mesure semblait retarder les conflits sans jamais les résoudre entièrement.
À la suite de cette journée éprouvante, les ouvriers regagnèrent leurs maisons dans un silence pesant. La fatigue du travail se lisait sur leurs visages, mais leurs pensées semblaient ailleurs, occupées par les événements qui venaient de se produire. Chacun racontait ce qu’il avait vu ou entendu, et, à la suite de ces échanges, les inquiétudes grandissaient peu à peu. Les discussions se poursuivaient tard dans la soirée, comme si personne ne voulait rester seul avec ses propres doutes.