Orthographe Plus
Publié le 24 février 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Si j’aurais ou si j’avais ? C’est une erreur très fréquente à l’oral… mais la règle est simple.
👉 Après “si”, on ne met jamais le conditionnel.
👉 On écrit donc “si j’avais”, et non “si j’aurais”.
🤔 Comment ne plus se tromper ?
Si la phrase commence par si pour exprimer une hypothèse, utilise l’imparfait, pas le conditionnel.
Après “si” → imparfait
Dans la deuxième partie → conditionnel
Exemples :
Si j’avais de l’argent, j’achèterais une maison.
❌ Si j’aurais de l’argent
Si j’avais su, je serais venu.
❌ Si j’aurais su
Ne faites plus de fautes !
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👉 Après “si”, on n’emploie jamais le conditionnel : on écrit toujours si + imparfait (si j’avais, pas si j’aurais).
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ToggleSi j’avais ou si j’aurais ? L’expression “si j’aurais” est très répandue à l’oral. On l’entend souvent dans les conversations quotidiennes, parfois même chez des personnes à l’aise avec la langue française. Pourtant, d’un point de vue grammatical, cette formulation est incorrecte. En français, lorsqu’une proposition est introduite par “si” pour exprimer une hypothèse, on n’emploie jamais le conditionnel dans cette première partie de phrase.
La règle est simple mais essentielle : après “si”, on utilise l’indicatif, et le plus souvent l’imparfait lorsqu’il s’agit d’une hypothèse irréelle ou peu probable. Le conditionnel apparaît généralement dans la deuxième partie de la phrase, celle qui exprime la conséquence.
Par exemple :
Si j’avais le temps, je viendrais.
Si j’avais su, je serais venu.
Dans ces phrases, “avais” est à l’imparfait, tandis que “viendrais” et “serais venu” sont au conditionnel. La structure correcte est donc : si + imparfait → conditionnel présent, ou si + plus-que-parfait → conditionnel passé.
La confusion vient du fait que le conditionnel est présent dans la seconde partie de la phrase. Beaucoup de locuteurs font alors une analogie et pensent qu’il faut aussi employer le conditionnel après “si”. C’est ce qui conduit à des formulations fautives comme Si j’aurais su ou Si je serais venu. Pourtant, la règle ne change jamais : le conditionnel ne se place pas après “si” dans ce type de construction hypothétique.
Il est important de préciser que cette règle concerne les phrases exprimant une condition ou une hypothèse. En revanche, “si” peut être suivi d’autres temps de l’indicatif lorsqu’il n’exprime pas une hypothèse mais une interrogation indirecte ou une condition réelle. Par exemple : Je me demande si elle viendra. Ici, le verbe est au futur de l’indicatif, ce qui est parfaitement correct.
En résumé, dès que “si” introduit une hypothèse, on évite systématiquement le conditionnel dans la proposition qui suit. On utilise l’indicatif, le plus souvent l’imparfait. La forme “si j’aurais” est donc fautive, même si elle est très répandue à l’oral. La clé consiste à identifier la structure hypothétique de la phrase et à respecter la construction classique : si + imparfait, puis conditionnel.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
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Si j’avais ou si j’aurais ? Correction :
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « aucun ou aucuns » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe avoir.
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Si j’avais ou si j’aurais ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
Je cherche où est le charme attendrissant que mon cœur trouve à cette chanson : c’est un caprice auquel je ne comprends rien ; mais il m’est de toute impossibilité de la chanter jusqu’à la fin sans être arrêté par mes larmes. J’ai cent fois projeté d’écrire à Paris pour faire chercher le reste des paroles, si tant est que quelqu’un les connaisse encore. Mais je suis presque sûr que le plaisir que je prends à me rappeler cet air s’évanouirait en partie, si j’avais la preuve que d’autres que ma pauvre tante Suson l’ont chanté.