Orthographe Plus
Publié le 12 février 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Quelque ou quelques ? À l’oral, la différence ne s’entend pas toujours clairement, ce qui rend l’erreur très fréquente, surtout quand on écrit vite.
C’est en regardant le mot qui suit et l’idée exprimée que la bonne orthographe devient évidente… et surtout logique.
👉 Pour faire simple, on écrit « quelque » (sans s) quand le mot est singulier ou quand on parle d’une quantité approximative.
👉 On écrit « quelques » (avec s) quand le mot est pluriel et qu’on veut dire plusieurs.
🤔 Pourquoi ? Parce que « quelques » est simplement le pluriel de « quelque ».
Il s’accorde donc avec le nom qui suit.
Autrement dit, tout dépend du nombre :
singulier / environ → quelque
plusieurs / pluriel → quelques
Exemples :
Il reste quelque espoir.
J’ai quelques questions.
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👉 On écrit « quelque » sans s devant un nom singulier ou pour dire environ, et « quelques » avec s devant un nom pluriel pour dire plusieurs.
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ToggleQuelque ou quelques ? L’hésitation entre « quelque » et « quelques » est très fréquente, car à l’oral, la différence est presque imperceptible. Pourtant, à l’écrit, la présence ou non du s change le sens et dépend uniquement du nombre et de l’idée exprimée.
La confusion vient surtout du fait qu’on écrit “à l’oreille”, alors que la bonne orthographe dépend du mot qui suit.
Le mot « quelque » (sans s) s’emploie devant un nom singulier ou pour exprimer une quantité approximative. Par exemple, dans la phrase Il reste quelque espoir, le nom espoir est singulier : on parle d’une certaine quantité d’espoir, sans préciser combien. De la même manière, dans Il y a quelque trente personnes, le mot signifie environ. Ici, « quelque » ne marque pas le pluriel : il introduit simplement une approximation.
Le mot « quelques » (avec s), au contraire, s’utilise devant un nom pluriel et signifie plusieurs. Dire J’ai quelques questions revient à dire J’ai plusieurs questions. Le s est logique : il s’accorde avec le nom pluriel qui suit. On parle de plusieurs éléments distincts.
Pour ne plus hésiter, tu peux faire un test très simple. Si tu peux remplacer le mot par « plusieurs », alors tu dois écrire quelques. Par exemple : J’ai quelques minutes → J’ai plusieurs minutes : cela fonctionne. En revanche, dans Il reste quelque espoir, tu ne peux pas dire Il reste plusieurs espoir : le nom est singulier. On garde donc quelque sans s.
Autre test efficace : si tu peux remplacer par « environ », alors tu dois écrire quelque. Par exemple : Il y a quelque vingt élèves → Il y a environ vingt élèves. Ici, il s’agit d’une approximation, donc pas de s.
Une erreur classique consiste à ajouter un s dès qu’on voit un nombre pluriel derrière. Pourtant, dans Il y a quelque trente personnes, le mot reste invariable : il signifie environ et ne s’accorde pas. Le piège vient du fait que le nom personnes est pluriel, mais le sens du mot est celui d’une approximation, pas celui de plusieurs objets distincts.
En résumé, quelque est le mot du singulier ou de l’approximation, tandis que quelques est le mot du pluriel et signifie plusieurs. Une fois que tu relies quelques à plusieurs et quelque à environ, la règle devient beaucoup plus logique et facile à appliquer.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « de part ou de par » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe faire.
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Quelque ou quelques ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
Depuis quelques minutes, un homme était entré sans qu’on eût pris garde à lui. Il avait refermé la porte, s’y était adossé, et avait entendu les prières désespérées de la Fantine.
Au moment où les soldats mirent la main sur la malheureuse, qui ne voulait pas se lever, il fit un pas, sortit de l’ombre, et dit :
— Un instant, s’il vous plaît !
C’est bête, lâche-moi ! grogna Zacharie de méchante humeur, quand il se fut assis. Je n’aime pas les farces… Dire, nom de Dieu ! qu’il faut se lever !
Il était maigre, dégingandé, la figure longue, salie de quelques rares poils de barbe, avec les cheveux jaunes et la pâleur anémique de toute la famille. Sa chemise lui remontait au ventre, et il la baissa, non par pudeur, mais parce qu’il n’avait pas chaud.
Ce jeune ecclésiastique fut envoyé de Besançon, il y a quelques années, pour surveiller l’abbé Chélan et quelques curés des environs. Un vieux chirurgien-major de l’armée d’Italie, retiré à Verrières, et qui de son vivant était à la fois, suivant M. le maire, jacobin et bonapartiste, osa bien un jour se plaindre à lui de la mutilation périodique de ces beaux arbres.