Orthographe Plus
Publié le 19 juin 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
Quel est votre niveau à l'écrit ? (Test 5 min) ✍️
« Il est prit » ou « il est pris » ? 👀 Pas de panique : c’est l’une des hésitations les plus fréquentes en français, tout simplement parce que les deux se prononcent exactement pareil. Bonne nouvelle, la règle est ultra simple… et après cet article, tu ne te tromperas plus jamais.
La réponse, tout de suite et sans détour 👉 on écrit toujours il est pris, avec un -s à la fin. La forme « il est prit » avec un -t n’existe pas. ❌
Pourquoi ? Parce qu’après l’auxiliaire être (il est…), on emploie le participe passé du verbe prendre. Et le participe passé de prendre, c’est pris. Toujours. ✅
Alors d’où vient le doute ? Du fait que « prit » existe bel et bien… mais ailleurs. Prit avec un -t, c’est le passé simple : il prit son manteau et sortit. Là, c’est tout à fait correct ✅. Mais on ne le verra jamais juste après « est ».
✅ il est pris ➡️ participe passé (correct)
✅ il prit ➡️ passé simple (correct, mais c’est une autre histoire)
❌ il est prit ➡️ ça n’existe pas
💡 L’astuce express : mets la phrase au féminin. Si tu peux dire elle est prise, alors au masculin c’est forcément pris (et jamais « prit »). Teste : « elle est prise dans les bouchons » ✅ sonne juste, tandis que « elle est prite » ne veut absolument rien dire.
Maintenant qu’on a la réponse, creusons un peu, parce que comprendre le pourquoi, c’est exactement ce qui fait qu’on arrête de se tromper. 🎯
Le verbe prendre appartient au troisième groupe, celui des verbes un peu capricieux. Il possède deux formes qui se prononcent toutes les deux /pri/, mais qui ne s’écrivent pas pareil et ne servent pas du tout à la même chose :
Comme les deux se terminent par une lettre muette, l’oreille ne nous aide pas du tout. D’où la confusion. La clé, c’est donc de repérer le contexte grammatical, et surtout pas le son.
Pose-toi une seule question : est-ce qu’il y a le verbe « être » (ou « avoir ») juste avant ?
Petite vérification du passé simple complet, pour bien voir le piège : je pris, tu pris, il/elle prit, nous prîmes, vous prîtes, ils prirent. Tu remarques quelque chose ? Seule la troisième personne du singulier prend un -t (« il prit »). À toutes les autres personnes, on retrouve un -s, exactement comme pour le participe passé. C’est précisément ce détail qui embrouille tout le monde.
Le participe passé pris n’est pas toujours figé : il peut s’accorder, et c’est là qu’on voit la différence avec un simple mot invariable.
Tu auras repéré le fil rouge dans tous les cas : jamais de -t. L’accord ajoute parfois un -e ou un -es, mais on part toujours de la base pris.
Excellente nouvelle : ce que tu viens d’apprendre fonctionne aussi pour tous les composés de prendre 👉 comprendre, apprendre, surprendre, reprendre, entreprendre, se méprendre. Même logique, même piège :
Si ce genre de doute orthographique te parle, tu retrouveras exactement la même gymnastique dans notre article sur quelque temps ou quelques temps : un détail minuscule, mais qui change tout.
Petit bonus, parce que cette expression est vraiment partout. Selon le contexte, pris peut vouloir dire :
Dans absolument tous ces cas, on écrit pris (ou prise, pris, prises selon l’accord). Le sens change, l’orthographe non.
D’ailleurs, si tu veux vérifier l’orthographe ou le sens exact d’un mot, le réflexe le plus sûr reste de consulter une source de référence comme le Dictionnaire de l’Académie française. Rien de tel pour trancher un doute. 📚
Et tant qu’on parle de petits mots qui rendent fous, jette aussi un œil à davantage ou d’avantage : encore un grand classique des hésitations du quotidien !
Assez de théorie, à toi de jouer ! ✏️ Pour chaque phrase, demande-toi si elle est correctement orthographiée. Les réponses, avec les explications, sont juste en dessous. Pas de triche, hein. 😉
Correction 👇
1. VRAI ✅ — pris est ici le participe passé après « est ». Parfait.
2. FAUX ❌ — après l’auxiliaire être (« fut »), on met le participe passé : le château fut pris.
3. VRAI ✅ — ici, pas d’auxiliaire : c’est le passé simple, et « il prit » s’écrit bien avec un -t.
4. FAUX ❌ — après « est », participe passé accordé au féminin : elle est prise de panique.
5. VRAI ✅ — participe passé accordé au féminin avec « je » : prise. Nickel.
6. FAUX ❌ — avec l’auxiliaire avoir : il a pris son temps. (Pas d’accord, car le complément est placé après.)
7. VRAI ✅ — compris est le participe passé de comprendre, en -s comme « pris ».
8. FAUX ❌ — tout est pris en charge : encore un participe passé après « est ».
Ton score ? 🎉 Si tu as repéré que le seul « prit » correct était celui de la phrase 3 (le passé simple), alors tu as tout compris.
Pour t’aider à mémoriser, voici les fautes les plus courantes… et leur version corrigée. Garde cette petite liste sous le coude. 👇
| ❌ On ne dit pas | ✅ On dit |
|---|---|
| Il est prit dans une réunion | Il est pris dans une réunion |
| Elle est prit au dépourvu | Elle est prise au dépourvu |
| J’ai prit une décision | J’ai pris une décision |
| Tout est prit | Tout est pris |
| Il est prit de court | Il est pris de court |
| Ils sont prit en otage | Ils sont pris en otage |
👉 Et on garde précieusement, car c’est tout à fait correct : il prit la parole, elle prit peur, il comprit son erreur. Ici, pas d’auxiliaire : c’est le passé simple, et le -t est parfaitement à sa place. ✅
Pour finir en beauté, voici quelques phrases d’inspiration littéraire qui montrent pris (et ses variantes) dans toute son élégance. De jolis modèles pour ancrer la bonne orthographe. 🪶 (Ce sont des exemples rédigés pour l’illustration, pas des citations d’auteurs.)
« Il était pris d’un vertige étrange, comme si le sol se dérobait lentement sous ses pas. »
« Prise entre le devoir et le désir, elle demeura longtemps immobile devant la fenêtre embuée. »
« Le village tout entier semblait pris dans le profond sommeil de l’hiver. »
« Surpris par l’aube, les voyageurs furent pris d’une joie qu’ils ne s’expliquaient pas. »
« Son cœur fut pris dès le premier regard, et plus rien, jamais, ne fut tout à fait comme avant. »
Tu remarqueras que, quel que soit le sens — l’émotion, le lieu, le sentiment —, on écrit toujours pris (ou prise, pris, prises selon l’accord). Pas un seul -t à l’horizon. ✨
Voilà, le mystère est levé ! 🎯 Retiens juste l’essentiel : après être ou avoir, c’est toujours pris (le participe passé). Le fameux prit avec un -t, lui, ne sort que pour le passé simple, dans une phrase comme « il prit la fuite ». Le jour du doute, repasse simplement la phrase au féminin (elle est prise) : si ça marche, écris pris les yeux fermés. Et si tu aimes apprivoiser ces petits pièges du français, continue ta lecture sur le blog : il y en a plein d’autres qui n’attendent que toi !
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