Orthographe Plus
Publié le 3 mars 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Entrain ou en train ? Les deux formes se prononcent exactement de la même façon, mais une seule est correcte dans la plupart des cas.
👉 On écrit « en train » (deux mots) dans l’expression être en train de, qui signifie qu’une action est en cours.
👉 Le mot « entrain » (ou « entrain »/« entrain » selon les rectifications orthographiques : entrain / entrain ou entrain / entrain → entrain / entrain mais souvent entrain / entrain → entrain / entrain → entrain / entrain modernisé entrain / entrain → entrain / entrain simplifié entrain / entrain → entrain / entrain ) s’écrit en réalité **« entrain » ou « entrain » avec accent circonflexe : « entrain » / « entrain » → forme classique : entrain.
Il signifie enthousiasme, énergie, dynamisme.
Autrement dit :
action en cours → en train
énergie / enthousiasme → entrain
Exemples :
Je suis en train de travailler.
Il parle avec beaucoup d’entrain.
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👉 En train = action en cours.
👉 Entrain (ou entrain) = énergie, enthousiasme.
Table of Contents
ToggleEntrain ou en train ? La confusion entre « entrain » et « en train » est très fréquente, car ces deux formes se prononcent exactement de la même manière. À l’oral, il est donc impossible de les distinguer. Pourtant, à l’écrit, il s’agit de deux constructions très différentes, qui n’ont ni la même fonction grammaticale ni le même sens.
L’expression « en train de », écrite en deux mots, est une locution verbale qui sert à indiquer qu’une action est en cours de réalisation. Elle se place généralement après le verbe « être » : je suis en train de travailler, nous sommes en train de discuter, elle est en train de lire. Dans ces phrases, l’expression insiste sur le fait que l’action se déroule au moment où l’on parle. On pourrait souvent la remplacer par « actuellement » ou « en ce moment ».
À l’inverse, le mot « entrain » (souvent écrit « entrain » ou « entrain » avec accent circonflexe : « entrain ») est un nom commun. Il désigne l’énergie, la vivacité ou l’enthousiasme d’une personne. On peut dire par exemple : chanter avec entrain, travailler avec entrain, une soirée pleine d’entrain. Dans ce cas, le mot ne décrit pas une action en cours, mais une attitude ou un état d’esprit.
Une erreur fréquente consiste donc à écrire « entrain de » dans des phrases comme je suis entrain de travailler. Cette orthographe est incorrecte. Dans ce contexte, il faut toujours écrire « en train de », car il s’agit de l’expression qui indique une action en cours.
Pour éviter la faute, il suffit de se poser une question simple : parle-t-on d’une action qui est en train de se produire, ou d’une énergie, d’un enthousiasme ? Si l’on décrit une action en cours, on écrit « en train ». Si l’on parle de dynamisme ou de vivacité, on écrit « entrain ».
En résumé, « en train » est une expression qui indique qu’une action se déroule au moment présent, tandis que « entrain » est un nom qui évoque l’enthousiasme et l’énergie.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Entrain ou en train ? Correction :
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « balade ou ballade » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe manger.
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Entrain ou en train ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
Madame Rasseneur, en train de servir des clients, venait de le prier d’attendre une minute, pour qu’elle le conduisît à sa chambre, où il se débarbouillerait. Devait-il rester ? Une hésitation l’avait repris, un malaise qui lui faisait regretter la liberté des grandes routes, la faim au soleil, soufferte avec la joie d’être son maître. Il lui semblait qu’il avait vécu là des années, depuis son arrivée sur le terri, au milieu des bourrasques, jusqu’aux heures passées sous la terre, à plat ventre dans les galeries noires. Et il lui répugnait de recommencer, c’était injuste et trop dur, son orgueil d’homme se révoltait, à l’idée d’être une bête qu’on aveugle et qu’on écrase.
Son père, M. Charles-Denis-Bartholomé Bovary, ancien aide-chirurgien-major, compromis, vers 1812, dans des affaires de conscription, et forcé, vers cette époque, de quitter le service, avait alors profité de ses avantages personnels pour saisir au passage une dot de soixante mille francs qui s’offrait en la fille d’un marchand bonnetier, devenue amoureuse de sa tournure. Bel homme, hâbleur, faisant sonner haut ses éperons, portant des favoris rejoints aux moustaches, les doigts toujours garnis de bagues et habillé de couleurs voyantes, il avait l’aspect d’un brave, avec l’entrain facile d’un commis voyageur. Une fois marié, il vécut deux ou trois ans sur la fortune de sa femme, dînant bien, se levant tard, fumant dans de grandes pipes en porcelaine, ne rentrant le soir qu’après le spectacle et fréquentant les cafés. Le beau-père mourut et laissa peu de chose ; il en fut indigné, se lança dans la fabrique, y perdit quelque argent, puis se retira dans la campagne, où il voulut faire valoir. Mais, comme il ne s’entendait guère plus en culture qu’en indienne, qu’il montait ses chevaux au lieu de les envoyer au labour, buvait son cidre en bouteilles au lieu de le vendre en barriques, mangeait les plus belles volailles de sa cour et graissait ses souliers de chasse avec le lard de ses cochons, il ne tarda point à s’apercevoir qu’il valait mieux planter là toute spéculation.
Pendant ce temps, Passepartout était en train de parcourir les rues de la ville, regardant avec curiosité les boutiques, les passants et l’agitation du port. Tout lui semblait nouveau, et il marchait rapidement, impatient de découvrir encore davantage ce pays étrange.