Orthographe Plus
Publié le 25 février 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Tous ou tout ? À l’oral, on entend parfois une petite différence.
À l’écrit, la lettre s change la nature du mot.
👉 On écrit « tout » sans s quand il est singulier ou invariable.
👉 On écrit « tous » avec un s quand il est pluriel.
🤔 Comment ne plus se tromper ?
Si le mot qui suit est pluriel, alors on écrit tous.
Si le mot qui suit est singulier, alors on écrit tout.
Autrement dit :
singulier → tout
pluriel → tous
Exemples :
Tout le monde est là.
Tous les élèves sont présents.
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👉 On écrit tout au singulier et tous au pluriel.
Table of Contents
ToggleTous ou tout ? La confusion entre « tout » et « tous » est extrêmement fréquente, car ces deux formes se ressemblent visuellement et se prononcent parfois presque de la même manière. Pourtant, elles n’ont pas toujours la même fonction grammaticale. La présence ou l’absence du « s » final dépend principalement du nombre (singulier ou pluriel) et du rôle du mot dans la phrase.
Le mot « tout » sans s est d’abord la forme singulière. Il peut être employé comme déterminant devant un nom singulier. Par exemple : Tout le monde est là. Tout le travail est terminé. Toute la journée, il a plu. Dans ces phrases, « tout » accompagne un nom singulier et s’accorde avec lui en genre (tout / toute), mais reste au singulier.
« Tous » avec un s est la forme plurielle masculine. Il s’emploie devant un nom masculin pluriel ou comme pronom. Par exemple : Tous les élèves sont présents. Tous les jours, je lis. Ils sont tous partis. Ici, le « s » indique clairement le pluriel. Lorsque le mot est utilisé seul comme pronom, on prononce généralement le « s » final : Ils sont tous là.
Au féminin pluriel, on écrit « toutes ». Par exemple : Toutes les maisons sont vendues. Elles sont toutes arrivées. Le mot s’accorde alors en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
Il existe également un cas particulier : « tout » peut être un adverbe. Dans ce cas, il est souvent invariable. Par exemple : Il est tout content. Elle est tout heureuse. Le mot « tout » signifie ici « complètement » ou « entièrement ». Toutefois, devant un adjectif féminin commençant par une consonne, « tout » peut s’accorder : Elle est toute surprise.
Les erreurs les plus fréquentes concernent les groupes nominaux au pluriel. Beaucoup écrivent « tout les élèves » ou « tout les jours ». Ces formes sont incorrectes, car le nom qui suit est au pluriel. Il faut écrire « tous les élèves » et « tous les jours ».
À l’inverse, on voit parfois « tous le monde », ce qui est également faux, car « monde » est singulier. On doit écrire « tout le monde ».
En résumé, la règle essentielle est simple : on regarde le mot qui suit. S’il est au singulier, on écrit « tout ». S’il est au pluriel masculin, on écrit « tous ». Et au féminin pluriel, on écrit « toutes ».
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Tout les enfants sont là.
Tous les jours, je marche.
Tout le monde est prêt.
Ils sont tout contents.
Tous les exercices sont terminés.
Elle a travaillé tout la journée.
Nous sommes tous d’accord.
Tout les deux sont partis.
Toutes les maisons sont vendues.
Il est tout fier de lui.
Tous ou tout ? Correction :
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « j’ai été ou j’ai était » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe travailler.
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Tous ou tout ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
La flatterie est un commerce honteux qui n’est utile qu’au flatteur. Si un flatteur se promène avec quelqu’un dans la place, remarquez-vous, lui dit-il, comme tout le monde a les yeux sur vous ? cela n’arrive qu’à vous seul ; hier il fut bien parlé de vous, et l’on ne tarissait point sur vos louanges : nous nous trouvâmes plus de trente personnes dans un endroit du Portique[5] ; et comme par la suite du discours l’on vint à tomber sur celui que l’on devait estimer le plus homme de bien de la ville, tous d’une commune voix vous nommèrent, et il n’y en eut pas un seul qui vous refusât ses suffrages ; il lui dit mille choses de cette nature.
Toute sa gracieuse personne est un livre d’or ; il ne voit pas un brin d’herbe à terre, qu’il ne vous dise comment cela s’appelle en latin ; et quand il fait du vent ou qu’il pleut, il vous dit tout clairement pourquoi. Vous ouvririez des yeux grands comme la porte que voilà, de le voir dérouler un des parchemins qu’il a coloriés d’encres de toutes couleurs, de ses propres mains et sans en rien dire à personne. Enfin, c’est un diamant fin des pieds à la tête, et voilà ce que je viens annoncer à M. le baron. Vous sentez que cela me fait quelque honneur, à moi, qui suis son gouverneur depuis l’âge de quatre ans ; ainsi donc, mes bons amis, apportez une chaise, que je descende un peu de cette mule-ci sans me casser le cou ; la bête est tant soit peu rétive, et je ne serais pas fâché de boire encore une gorgée avant d’entrer.
Me frapper, moi ! dit l’autre en pivotant sur ses talons et en regardant le jeune homme avec autant d’étonnement que de mépris. Allons donc, mon cher, vous êtes fou ! Puis, à demi-voix, et comme s’il se fût parlé à lui-même : quelle trouvaille pour Sa Majesté, qui cherche des braves de tous côtés pour recruter ses mousquetaires ! Il est fâcheux, continua-t-il, qu’elle ne connaisse pas celui-là.