Orthographe Plus
Publié le 18 février 2026
Grammarly
Updated on June 30, 2025
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Er ou é ? C’est l’une des erreurs les plus fréquentes en français. Pourtant, la règle est simple.
👉 On écrit -er quand on peut remplacer par un verbe à l’infinitif.
👉 On écrit -é quand on peut remplacer par “pris”, “vendu” ou un autre participe passé.
🤔 Comment ne plus se tromper ?
Si tu peux remplacer par “prendre”, alors tu dois écrire -er.
Si tu peux remplacer par “pris”, alors tu dois écrire -é.
Exemples :
Je vais manger → Je vais prendre ✅ (infinitif → er)
J’ai mangé → J’ai pris ✅ (participe passé → é)
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👉 Remplace par “prendre” ou “pris” :
si ça marche avec “prendre” → -er
si ça marche avec “pris” → -é
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ToggleEr ou é ? La confusion entre -er et -é est l’une des erreurs les plus fréquentes en français. Elle apparaît dans les copies d’élèves, les mails professionnels, les messages sur les réseaux sociaux et même dans des écrits formels. La raison est simple : à l’oral, les deux terminaisons se prononcent exactement de la même manière. L’oreille ne peut donc pas nous aider. Pour faire le bon choix, il faut analyser la structure grammaticale de la phrase.
La terminaison -er correspond à l’infinitif du verbe. C’est la forme “de base” du verbe, celle que l’on trouve dans le dictionnaire : manger, parler, chanter, aimer. On utilise l’infinitif notamment après un autre verbe conjugué ou après certaines prépositions. Par exemple, dans la phrase Je vais manger, le verbe “manger” est à l’infinitif, car il dépend du verbe “vais”. De même, dans Il faut travailler, le verbe “travailler” reste à l’infinitif après l’expression “il faut”. Dans ces cas-là, on doit écrire -er, car il ne s’agit pas d’un verbe déjà conjugué, mais de sa forme neutre.
La terminaison -é, en revanche, correspond généralement au participe passé des verbes du premier groupe. On la rencontre le plus souvent dans les temps composés, avec l’auxiliaire avoir ou être. Par exemple : J’ai mangé, Il a parlé, Elle est arrivée. Ici, le verbe est déjà conjugué avec un auxiliaire, et la forme en -é indique une action accomplie. Il ne s’agit plus d’un infinitif, mais d’une forme verbale qui participe à la conjugaison.
Pour éviter l’erreur, il existe un test très simple et très efficace : remplacer le verbe par un verbe du troisième groupe, comme “prendre”. Si l’on peut dire “prendre”, alors il faut écrire -er. Si l’on peut dire “pris”, alors il faut écrire -é. Par exemple, dans Je vais manger, on peut dire Je vais prendre : il s’agit donc d’un infinitif, et on écrit “manger”. En revanche, dans J’ai mangé, on peut dire J’ai pris : il s’agit donc d’un participe passé, et on écrit “mangé”.
Les erreurs les plus fréquentes viennent du fait que l’on écrit “au son”, sans réfléchir à la fonction du verbe dans la phrase. On voit souvent des phrases comme J’ai manger ou Je vais mangé. Pourtant, si l’on applique le test, l’erreur devient évidente. Il suffit de se demander si le verbe dépend d’un auxiliaire ou s’il est à l’infinitif.
En résumé, la distinction entre -er et -é ne dépend pas de la prononciation, mais de la fonction grammaticale du verbe. -er correspond à l’infinitif, tandis que -é correspond généralement au participe passé. Une fois que l’on prend l’habitude d’analyser la structure de la phrase plutôt que d’écrire au son, l’erreur devient beaucoup plus facile à éviter.
Indique si chaque phrase est correcte ou incorrecte.
Er ou é ? Correction :
Pour aller plus loin, n’hésite pas à lire notre article sur l’orthographe de « au temps pour moi ou autant pour moi » Si besoin, n’hésite pas à consulter la définition du verbe manger.
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Er ou é ? Voici quelques exemples tirés de la littérature française afin d’y voir plus clair :
L’odeur des roux pénétrait à travers la muraille, pendant les consultations, de même que l’on entendait de la cuisine, les malades tousser dans le cabinet et débiter toute leur histoire. Venait ensuite, s’ouvrant immédiatement sur la cour, où se trouvait l’écurie, une grande pièce délabrée qui avait un four, et qui servait maintenant de bûcher, de cellier, de garde-magasin, pleine de vieilles ferrailles, de tonneaux vides, d’instruments de culture hors de service, avec quantité d’autres choses poussiéreuses dont il était impossible de deviner l’usage.
Disons-le en passant, ce ne serait pas une haine intelligente que la haine du luxe. Cette haine impliquerait la haine des arts. Cependant, chez les gens d’église, en dehors de la représentation et des cérémonies, le luxe est un tort. Il semble révéler des habitudes peu réellement charitables. Un prêtre opulent est un contre-sens. Le prêtre doit se tenir près des pauvres. Or peut-on toucher sans cesse, et nuit et jour, à toutes les détresses, à toutes les infortunes, à toutes les indigences, sans avoir soi-même sur soi un peu de cette misère, comme la poussière du travail ?
Madame Vauquer, née de Coflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement.